
À l’approche de la Journée Internationale des Droits des Femmes ce 8 mars, il est pertinent de dépasser les déclarations de principe pour mesurer les avancées réelles.
Nous avons donc choisi de revenir sur l’accord négocié en 2024 par la branche Caisse d’Épargne : l’accord sur l’égalité professionnelle négocié et signé, uniquement par deux organisations syndicales dont le SNE-CGC…
Ce texte illustre parfaitement notre approche : transformer l’Index de l’égalité professionnelle, outil de mesure exigeant, en leviers d’actions concrets et chiffrés, passant ainsi du discours moral à la preuve de l’efficacité.
De la donnée à l’objectif chiffré
Fidèle à son ADN fondé sur la rigueur et le professionnalisme, le SNE-CGC a œuvré pour que cet accord fixe des caps clairs, là où des déclarations de bonnes intentions suffisaient auparavant. Les objectifs sont limpides : atteindre 50 % de femmes cadres dans le Groupe d’ici fin 2026 et garantir 30 % de femmes dans les instances dirigeantes. Ces cibles répondent directement à la lutte contre le « plafond de verre » que nous dénonçons depuis des années, rendant les discriminations de carrière incontestables.
Corriger les freins invisibles : maternité et rémunération
L’accord intègre les combats spécifiques portés par le SNE-CGC concernant le « plafond de maternité ». Il systématise ainsi l’entretien de retour de congé et garantit un rattrapage salarial automatique (moyenne des augmentations perçues pendant l’absence), éliminant ainsi les pénalités financières invisibles. De plus, la branche Caisse d’Épargne s’engage sur l’égalité salariale dès l’embauche et prévoit des enveloppes dédiées pour corriger les écarts injustifiés.
Un syndicalisme d’expertise au service de la QVCT
Au-delà des chiffres, cet accord reconnaît que l’égalité salariale ne suffit pas sans égalité des conditions d’exercice. En renforçant la lutte contre le harcèlement et en encourageant un recours équilibré au temps partiel et au congé paternité (indemnisé à 100 %), le texte valide l’approche globale du SNE-CGC : concilier performance économique et qualité de vie au travail.
À travers la négociation de cet accord et son application dans l’ensemble des établissements de la branche Caisse d’Épargne, le SNE-CGC apporte la preuve que l’égalité professionnelle n’est plus une option morale, mais une composante de gouvernance évaluée selon des critères précis. À l’approche du 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes, cette dynamique rappelle que les avancées en matière d’égalité professionnelle reposent sur des engagements concrets et un suivi exigeant.
Article de Béatrice LOUVIER, déléguée nationale Juridique SNE-CGC
Visuel : service Communication CFE-CGC – A.Capdebos – 2026